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07/11/2010

La marche verte

Le texte intégral du discours du Roi du Maroc à l'occasion du 35ème anniversaire de la marche verte.
"Louange à Dieu,.

Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,.

Nous commémorons aujourd'hui le 35e anniversaire de la glorieuse Marche Verte, et Nous sommes fermement déterminé à imprimer une dynamique renouvelée à l'esprit qui y préside. Nous avons engagé à cette fin d'audacieuses initiatives participatives, qui sont autant de Marches durables vouées au développement, à la démocratie et à l'unité.

A cet égard, l'on citera en premier lieu, l'Initiative d'Autonomie, qui vient d'amorcer un tournant décisif, en allant au-delà de l'unanimité nationale et du soutien onusien et international dont elle est l'objet, pour susciter une large adhésion au cœur même des camps de Tindouf, où elle anime désormais la flamme des espérances.

Opérant une rupture avec les approches dont l'inapplicabilité a été confirmée par l'ONU, l'Initiative d'Autonomie, a, de fait, mis en route un processus de négociations onusiennes, positif et réaliste.

Autant la position de notre pays s'est distinguée par un souci de clarté, de dialogue et de réalisme, autant les adversaires de notre intégrité territoriale se sont obstinés à fuir leurs responsabilités et à manigancer pour contrarier la dynamique créatrice enclenchée par l'Initiative d'Autonomie.

Il appartient donc à la communauté internationale d'identifier clairement et sans ambages les responsables des entraves obstruant le processus de négociation. Ce sont, en l'occurrence, les adversaires du Maroc qui persistent dans l'immobilisme, l'intransigeance et la division, au lieu de favoriser la dynamique, le dialogue et la concorde.

Il est révolu le temps des dérobades où certains pouvaient se soustraire à leurs obligations. L'heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l'intimidation, de l'humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire.

Face à cette situation dramatique, Nos fidèles sujets à Tindouf, hommes et femmes, vieillards et enfants, ne cessent d'exprimer courageusement et avec de plus en plus de véhémence, leur opposition croissante à la répression et la tyrannie. Preuve en est que, malgré les contraintes du blocus étouffant qui leur est imposé, ils regagnent massivement leur patrie, le Maroc, se mettant spontanément en phase avec l'Initiative d'Autonomie et l'esprit du projet de régionalisation avancée.

Nous attirons l'attention de la communauté internationale et des organisations des droits de l'homme, pour affirmer qu'il n'est ni équitable, ni acceptable d'afficher tant d'indifférence et de complaisance face à la persistance d'une situation juridiquement saugrenue, humainement dramatique et politiquement inacceptable.

Nous les engageons à prendre leurs responsabilités en mettant un terme à la violation persistante des conventions internationales humanitaires par l'Algérie qui a créé une situation aberrante inédite, notamment en refusant d'autoriser le Haut Commissariat aux Réfugiés à assurer le recensement et la protection des populations des camps.

Nous affirmons, à cet égard, que Nous n'abandonnerons jamais Nos fidèles sujets dans les camps de Tindouf, ni où que ce soit ailleurs. Nous ne ménagerons aucun effort pour qu'ils puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d'expression, de mouvement et de retour à leur mère-patrie.

En exprimant Notre refus de voir les libertés dont jouit notre pays honteusement instrumentalisées pour porter atteinte à notre intégrité territoriale, Nous tenons également à affirmer que Nous ne laisserons quiconque entraver la marche démocratique en cours dans notre pays.

Cher peuple,.

Le Maroc, qui exerce sa souveraineté sur la totalité de son territoire, et assume clairement et sans la moindre ambiguïté ses responsabilités juridiques internationales, fustige le colportage d'allégations mensongères sur l'existence de zones prétendument "sous contrô le" à l'est du dispositif de défense, dont chacun connaît le caractère pacifique et les sages finalités qui y président.

Notre pays ne tolérera aucune violation, altération ou mise en doute de la marocanité de ces zones , pas plus qu'il n'admettra de menées provocatrices visant à imposer le fait accompli ou à modifier le statu quo.

Partant de son attachement à la légalité nationale et internationale, le Maroc poursuivra sa coopération sincère avec le Secrétaire Général des Nations Unies et son Envoyé personnel, en vue de trouver une solution politique définitive à ce différend régional artificiel, sur la base de l'Initiative d'Autonomie.

Cher peuple,.

Quels que soient les acquis politiques enregistrés par notre cause nationale, il est impératif et incontournable, si l'on veut accompagner les développements qu'elle connaît, emporter les batailles qu'elle induit, et relever les défis y afférents, de poursuivre la mise en œuvre des axes de la stratégie intégrée que Nous avons annoncée dans le précédent discours de la Marche Verte.

- Le premier de ces axes concerne la régionalisation avancée dont Nous avons lancé le chantier, et dont la mise en œuvre profitera aux Provinces du Sud à titre prioritaire, avec ce que cela implique comme élargissement de la gestion démocratique des affaires régionales et comme consolidation des droits de l'homme au moyen de mécanismes régionaux et locaux. De même que ces provinces figurent en tête des bénéficiaires de la politique de déconcentration.

- Le deuxième axe porte sur la restructuration du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes. A cet égard, Nous procéderons prochainement, avec l'aide de Dieu, à la promulgation d'un Dahir pour le nouveau Conseil, lequel sera mis en place sur la base des réformes substantielles suivantes:.

- Démocratisation de sa composition : en faisant en sorte que celle-ci procède exclusivement des instances, des Chioukhs et des personnalités ayant la qualité représentative, et en renforçant son ouverture sur les nouvelles élites, notamment parmi les organisations de la société civile locale, dont les associations des droits de l'Homme, des jeunes et des femmes, ainsi que les forces productives et les représentants des citoyens ayant rallié la patrie et des résidents à l'étranger.

- Adoption d'une nouvelle gouvernance de nature à garantir la rationalisation des structures et des modes de fonctionnement du conseil.

- Elargissement de ses compétences, de sorte qu'elles couvrent en particulier les missions de représentation et en matière de développement, ainsi que celles touchant à la mobilisation nationale et internationale et aux efforts de réconciliation entre l'ensemble des fils du Sahara marocain.

Concernant le troisième axe relatif à la restructuration de l'Agence pour la Promotion et le Développement économique et social des Provinces du sud du Royaume, Nous avons pris les deux décisions suivantes :.

- La première consiste à limiter le ressort territorial de l'Agence à la zone de Sakia-El-Hamra et Oued-Eddahab et à focaliser ses missions sur la réalisation de projets de développement humain et la mise en œuvre de programmes locaux, générateurs d'emplois pour les jeunes et propres à consolider la justice sociale et à faciliter les conditions d'accueil et d'appui à l'intégration des ralliés.

- La seconde décision porte, elle, sur la création d'une nouvelle agence à vocation similaire, dont la compétence territoriale couvre le reste des provinces qui sont actuellement du ressort de l'Agence pour la Promotion et le Développement économique et social des Provinces du sud du Royaume, ainsi que d'autres provinces de la région. L'entité ainsi créée aura pour mission de poursuivre le développement de cette zone, eu égard à la place toute particulière qu'elle occupe auprès de Notre Majesté.

A cet égard, Nous invitons le gouvernement à diligenter les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces deux décisions.

- Concernant les axes de cette stratégie induisant le devoir de maintenir la mobilisation populaire et d'appuyer les efforts assidus de la diplomatie officielle, Nous réaffirmons la nécessité de les étayer par des initiatives parallèles audacieuses que le Parlement, les partis politiques, les instances de défense des droits de l'Homme, les structures associatives et les médias devraient mener dans le cadre de la défense de notre cause.

Nous demeurons ainsi fidèle à la mémoire de l'artisan de la Marche Verte, Notre vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait Son âme, et au serment immuable y afférent.

Nous invoquons avec recueillement le souvenir des martyrs de l'intégrité territoriale et rendons hommage à ceux qui y veillent, en l'occurrence les forces armées et les autorités sécuritaires et territoriales. Nous prions le Très-Haut pour le succès de toutes les Marches que nous menons afin de sauvegarder l'unité de la nation et de préserver la dignité du citoyen.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh


23/09/2009

De l'histoire du Sahara atlantique part1/2


Tout observateur qui s’aviserait de jeter un regard rétrospectif sur le Grand Sahara durant les trois derniers siècles, s’apercevra d’une effervescence politique brûlante ou d’une situation sociale au bord de l’explosion dans la région. Si la période de la guerre froide qui a suivi la seconde guerre mondiale avait consacré les divisions politiques des pays africains hérités de l’ère coloniale, la chute du mur de Berlin en l’an 1989, à quant à elle, replacé l’espace saharien dans le giron politique, avec entre autres, la situation conflictuelle à la frontière égypto-soudanaise, qui a été le prolongement aux affrontements sanglants dans la corne de l’Afrique (Ethiopie, Erythrée, Somalie) ou encore au conflit frontalier entre la Libye et le Tchad. Alors que l’Algérie était plongée dans la décade du sang au point que les implications de cette situation menaçaient jusqu’aux fondements mêmes de l’Etat, ce qui a, chemin faisant, aidé et encouragé la Kabylie à revendiquer ouvertement son indépendance, les Touaregs et les Arabes d’Azouad, repartis tout au long de la frontière Algérie-Mali-Mauritanie, s’étaient soulevés dans l’optique de l’indépendance. C’est au creuset de ces circonstances internationales et régionales qu’est apparu le problème du Sahara estampillé dans le vocabulaire international comme étant le problème du Sahara occidental.

Dans le sillage de ces mêmes circonstances, il a été catalogué comme étant un élément de tout un chapelet de tensions qui embrasent le Sahara dans son ensemble, de l’Atlantique à la Mer rouge.
Par référence aux données historiques établies et avérées, le prolongement saharien de l’Etat marocain ancestral, ne devrait à priori prêter à aucune discussion, encore moins à un quelconque problème, l’inverse des frontières, pièce par pièce, conçues par le colonialisme européen sur le flanc saharien, aux autres pays du Nord africain (particulièrement les frontières sahariennes de la Libye et de l’Algérie), et qui se prêtaient de toute évidence au jeu de l’affrontement politique international1.
Pourquoi donc la question du Sahara marocain était-elle restée posée alors que, jusqu'à nouvel ordre, on ferme les yeux sur d’autres parties du Sahara des pays Nord-Africains ?2.
Laissons de côté les développements qu’a connus la question du Sahara que les spécialistes, les acteurs et les observateurs de la politique internationale3appréhendent fort bien, pour nous atteler à l’histoire même du Sahara atlantique, s’étendant de Tarfaya au fleuve Sénégal avant la période coloniale du début du 20ème siècle. Mais cette démarche, pour autant qu’elle pourrait faire la lumière sur bien des points, soulève un grand problème, qui consiste en l’insuffisance des témoignages historiques locaux et, par conséquent, des données qui en résulteraient.

I - Processus de l’écriture de l’histoire portant sur le Sahara atlantique

Si nous enjambons les époques lointaines dont l’exploration nécessite le recours à des techniques de recherches archéologiques et autres techniques semblables, telle la toponymie, l’on constate, que la première période de l’histoire, tout comme c’est le cas pour les derniers siècles.
précédant le début de l’ère chrétienne, ne nous offrent, en guise de témoignages historiquement consignés sur l’espace saharien, que des données parcimonieuses, puisque nous ne disposons en la matière, que de quelques résidus des textes latins légués par Hérodote ou Saloster, textes qui se prêtent à de nombreuses lectures et interprétations. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, les analystes ne s’y réfèrent souvent qu’à titre indicatif sans plus.
Avec la venue de l’Islam en terre marocaine et sa consolidation dans la région durant le 8ème siècle, les témoignages arabes sur l’espace saharien commençaient à pleuvoir, apportant des données d’une richesse exceptionnelle.
Au départ, et jusqu’au 10ème siècle, tout venait du Machrek (Ibn Haoukal, Ibn Abdelhakam et Massaoudi). La production version marocaine a été relancée par la suite, avec des références aux écrits d’un certain nombre d’historiens, de géographes, d’hommes de lettres, et d’encyclopédistes du Machrek, tels El-Amri ou Al-Kalkchindi.
Parmi les noms marocains prestigieux qui ont monopolisé la quasi-totalité de ce que nous savons sur la région entre le 11ème et le 14ème siècle, figurent Al-Bekri, El-Idrissi, Ibn Said Al-Maghri, Ibn Aadri, Ibn Abi-Zaraa et Ibn Batouta.
Nous étions chanceux à la constatation que les écrits d’Ibn Khaldoun durant le dernier quart du 14ème siècle, aient tenté de rassembler la quasi-totalité des éléments et données arabes portant aussi bien sur la géographie et l’histoire de l’espace du Sahara atlantique, que sur les activités de ses tribus entre le 8ème et le 14ème siècle.
Tandis que les récits arabes déclinaient, à l’exception de la période de production de Léon l’africain au début du 16ème siècle, la relation ibérique des faits s’est métamorphosée en une dynamique de découvertes géographiques durant le 15ème et le 16ème siècle, prenant la tête des écrits historiques les plus importants sur le Sahara atlantique.
Les témoignages européens ont ainsi maintenu leur domination tout au long des siècles suivants jusqu’à la fin du 19ème siècle, et ce à travers des écrits hollandais, danois, français, britanniques et autres4.
A voir la liste des écrits sur l’histoire du Sahara atlantique, nul ne peut s’empêcher de constater que la plus grande partie de ces écrits n’était pas d’origine locale5.
A l’exception du legs de cheikh Mohamed Al-Yadali (16851753), nous n’avons disposé de témoignages historiques locaux pertinents qu’au tout début du 20ème siècle, lorsque certains esprits éclairés, encouragés par des personnalités de l’administration coloniale, se sont résolus à accorder à cette question l’importance qu’elle mérite.

Cheikh Sidi Baba s’est d’ailleurs étonné de cette situation choquante en traitant de l’histoire des Emirats d’« Idouich » et de « Machdaf ». Il s’y est arrêté avec beaucoup d’émotion, celle-là même que ressentent aujourd’hui chercheurs et analystes.

Sur ce point, il affirme : « J’étais étonné comment les Ouléma et les hommes de lettres de cette terre +Baidane+ sahraouie marocaine, n’aient pu s’intéresser, vu leur mérite et leur noblesse, à l’histoire de cette terre, pour la consigner dans de remarquables ouvrages, au regard de l’abondance des événements et des hauts faits qui s’y sont déroulés et qui requièrent des écrits, et en considération du grand nombre d’illustres personnages de divers horizons qui y vivaient et dont les témoignages sur sa grandeur, ne devaient guère tomber dans l’oubli : si de cette époque, j’avais trouvé un ouvrage sur lequel je pourrai m’appuyer, j’en aurai noté tout ce qui y est désigné du doigt »6.

Nul doute que quiconque adopterait une approche simpliste, reprocherait aux tribus sahraouies leur négligence et s’adonnerait, peut-être, à un travail d’évaluation et d’appréciation de cette négligence, plutôt que de mener une réflexion pour en saisir les tenants et les aboutissants.

II - Ce que nous savons sur le Sahara atlantique durant le premier millénaire

Au 3ème siècle, le recours au chameau comme moyen de transport par les tribus amazigh de Znata et Senhaja reparties dans la partie occidentale de grand Sahara, était l’événement majeur dans l’histoire de la région.

Nul doute que ce recours à grande échelle a eu un grand impact sur l’organisation des flux commerciaux entre les deux rives du Sahara durant les six premiers siècles.

La situation qui prévalait, nécessitait de toute évidence une certaine organisation politique à même de sauvegarder la sécurité des hommes et du commerce auquel ils s’adonnent, ce qui a incité les chefs des tribus senhaja à s’inscrire dans cette même dynamique.

C’est ainsi qu’est apparu le système des alliances politiques tribales, tel qu’il a été évoqué par Al-Bekri, Ibn Abi-Zaraa, Ibn Aadari, Ibn Samak Al-Aamili, et bien d’autres7.

Il est probable que les défis majeurs qu’imposent la nature et le climat du Sahara, ont pesé de tout leur poids sur le système des alliances politiques tribales qui a connu, par conséquent, de nombreux développements dont nous ne savons que très peu de choses.

En la matière, les données dont nous disposons sont pauvres ou dépourvues de toute consistance, nous conduisant à conclure que ces développements variaient entre l’échec chronique et la réussite furtive.

Il apparaît que la propagation de la Daawa islamique au sein des tribus Senhaja au cours du troisième siècle de l’hégire, a donné lieu à des circonstances propices à une telle unité politique. Elles n’étaient cependant pas suffisantes pour venir à bout du caractère nuisible des conditions qui brident l’activité humaine, et qui sont inhérentes à l’austérité de la nature du Sahara.

Il semble bien que les développements que connaîtra le mouvement Almoravide, issu du troisième bloc senhaji, témoignent de ce que nous présumons8.

III - Le Sahara atlantique : de Abdellah Ibn Yassine à Nasser Eddine.

Au début du second millénaire, le deuxième bloc Senhaji était en état de déliquescence, mais la direction Senhajie était consciente de la nécessité d’une organisation politique pour pouvoir profiter des revenus du commerce saharien entrepris par caravanes, et pour être en phase avec les développements importants que connaît le commerce à l’époque.

C’est ainsi qu’ils ont pu rebondir pour la troisième fois avec un socle religieux solide, pour constituer un bloc regroupant la quasi-totalité des tribus Senhaja, et pour réunir les moyens devant leur permettre d’atteindre leur objectif.

Pour ce faire, ils ont fait appel a un Fquih du Souss en l’an 1039, en l’occurrence Abdellah Ibn Yassine Al-Jazouli, disciple de Ouajaj Ben Zellou Lamti, cheikh de Ribat Nfiss.

Cette donnée historique témoigne de la symbiose tribale, religieuse et spirituelle entre l’espace saharien et ses prolongements marocains avec le Souss. Il en va de même pour les orientations qui étaient à la base des tendances politiques et religieuses de l’Imam Abdellah Ibn Yassine après le succès de ses prédications, et la naissance du mouvement Almoravide, qui nous indiquent l’ampleur des liens organiques et vitaux sur plusieurs plans entre ces deux espaces (Sahara et Souss).