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26/11/2010

Résolution du Parlement européen du 25 novembre 2010 sur la situation au Sahara occidental


Suite aux événements de Laayoune dans le sud marocain survenus ce novembre 2010, le parlement européen vient d'adopter une résolution dont le texte intégral est le suivant:
  
Le Parlement européen,

– vu les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental,

– vu la résolution 1920 (2010) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a prorogé le mandat actuel de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO),

– vu les derniers rapports du secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité, en date du 14 avril 2008, du 13 avril 2009 et du 6 avril 2010, sur la situation au Sahara occidental,

– vu le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par le Maroc le 3 mai 1979,

– vu l'accord euro-méditerranéen établissant une association entre l'Union européenne et ses États membres, d'une part, et le Royaume du Maroc, d'autre part, et notamment son article 2,

– vu la déclaration de l'Union européenne du 7 décembre 2009 sur la 8e session du Conseil d'association UE-Maroc et la déclaration conjointe du 1er sommet UE-Maroc qui s'est tenu le 7 mars 2010,

– vu, en particulier, les conclusions tirées des visites effectuées en septembre 2006 et janvier 2009 par la délégation ad hoc du Parlement pour le Sahara occidental, qui demandaient la prorogation du mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), sous réserve de l'accord de toutes les parties concernées, afin de la charger de surveiller le respect des droits de l'homme au Sahara occidental, et qui demandaient également à la Commission, le cas échéant, par l'intermédiaire de sa délégation à Rabat, de suivre la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et d'envoyer régulièrement des missions sur place,

– vu ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental, en particulier celle du 27 octobre 2005(1) ,

– vu la déclaration de Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne, sur le Sahara occidental, en date du 10 novembre 2010,

– vu les déclarations du Conseil et de la Commission du 24 novembre 2010 sur la situation au Sahara occidental,

– vu l'article 110, paragraphe 4, de son règlement,

A. considérant que plusieurs milliers de Sahraouis ont quitté leurs villes et installé des tentes dans la banlieue de Laâyoune, édifiant le camp de Gdim Izik pour protester pacifiquement contre leur situation sociale, politique et économique et contre leurs conditions de vie,

B. considérant qu'après plusieurs semaines, leur nombre s'est élevé à quelque 15 000 personnes, selon les observateurs des Nations unies; considérant que le dialogue a été établi avec les autorités,

C. considérant que, dimanche 24 octobre, Nayem El-Garhi, un adolescent sahraoui de 14 ans, a été tué, et cinq autres ont été blessés par les forces militaires marocaines alors qu'ils essayaient de gagner le camp situé dans la banlieue de Lâayoune,

D. considérant que, le 8 novembre 2010, un nombre encore inconnu de personnes, y compris des officiers de police et des agents de sécurité, ont été tuées au cours d'une intervention menée par les forces de sécurité marocaines en vue de démanteler le camp de protestation de Gdim Izik; considérant qu'il est également fait état d'un nombre important de blessés civils du fait que les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour faire évacuer le camp,

E. considérant que ces incidents se sont produits le jour de l'ouverture, à New York, du troisième cycle de pourparlers officieux sur le statut du Sahara occidental, auxquels participent le Maroc et le Front Polisario, ainsi que l'Algérie et la Mauritanie, en qualité de pays observateurs,

F. considérant que les journalistes, les députés des parlements nationaux et régionaux de l'Union européenne et les députés au Parlement européen se sont vu interdire l'accès à la ville de Laâyoune et au camp de Gdim Izik, et que certains d'entre eux ont même été expulsés de Laâyoune,

G. considérant que le citoyen espagnol Babi Hamday Buyema est mort de façon violente dans des circonstances qui n'ont pas encore été établies,

H. considérant qu'après plus de 30 années, le processus de décolonisation du Sahara occidental demeure inachevé,

I. considérant que l'Union européenne demeure préoccupée par le conflit sévissant au Sahara occidental et par ses conséquences et implications pour la région, y compris la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, et qu'elle soutient pleinement les efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé spécial pour trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, ainsi que le prévoient les résolutions des Nations unies,

J. considérant que plusieurs rapports ont montré que les ressources naturelles du Sahara occidental étaient exploitées sans qu'il y ait de retombées pour la population locale,

1. exprime sa profonde préoccupation face à la nette détérioration de la situation au Sahara occidental et condamne fermement les violents incidents qui se sont produits dans le camp de Gdim Izik lors de son démantèlement, ainsi que dans la ville de Laâyoune;

2. appelle toutes les parties à garder leur calme et à s'abstenir de toute nouvelle violence;

3. déplore la perte de vies humaines et manifeste sa solidarité avec les familles des personnes décédées, blessées et disparues;

4. prend acte de la mise en place, par le parlement marocain, d'une commission d'enquête chargée d'étudier les faits qui ont mené à l'intervention des autorités marocaines, mais considère que les Nations unies constitueraient l'organisation la plus à même de mener une enquête internationale indépendante en vue de clarifier les événements, les décès et les disparitions;

5. regrette les atteintes à la liberté de la presse et de l'information auxquelles ont été exposés de nombreux journalistes européens, et demande au Royaume du Maroc d'autoriser la presse, les observateurs indépendants et les organisations humanitaires à accéder librement au Sahara occidental et à y circuler en toute liberté; déplore l'interdiction d'accès au Sahara occidental imposée par les autorités marocaines pour les députés, les journalistes, les médias et les observateurs indépendants;

6. insiste sur la nécessité d'inviter les organes des Nations unies à proposer l'instauration d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental;

7. se félicite de la reprise des réunions informelles entre le Maroc et le Front Polisario, sous les auspices de l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, même dans un contexte aussi tendu, et invite les acteurs régionaux à jouer un rôle constructif;

8. rappelle son soutien à la reprise des pourparlers officieux entre les parties au conflit en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui soit conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies;

9. invite la Commission à veiller à ce que toute l'aide humanitaire nécessaire, moyennant une augmentation du financement, soit accordée aux réfugiés sahraouis vivant dans la région de Tindouf, dont le nombre oscille, selon les estimations, entre 90 000 et 165 000, afin de les aider à satisfaire leurs besoins essentiels en termes de nourriture, d'eau, de logement et de soins médicaux, et d'améliorer leurs conditions de vie;

10. exprime sa préoccupation face à la détention et aux allégations de harcèlement des défenseurs sahraouis des droits de l'homme sur le territoire du Sahara occidental; demande que les défenseurs des droits de l'homme emprisonnés sur ledit territoire ou au Maroc soient traités dans le respect des normes internationales et qu'ils soient jugés rapidement et de façon juste;

11. demande à l'Union européenne d'exiger du Royaume du Maroc qu'il se conforme au droit international en ce qui concerne l'exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental;

12. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et à la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au secrétaire général des Nations unies, au secrétaire général de l'Union africaine, à la délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb, au bureau de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, au gouvernement et au parlement du Maroc, au Front Polisario, ainsi qu'aux parlements et aux gouvernements de l'Algérie et de la Mauritanie.

Le sahara occidental est sans doute marocain et appartient au Maroc, mais le sahara appartient au premier degré à ses indigènes.
Le parlement européen condamne le maroc sur deux points très important que le gouvernement marocain doit absolument prendre en considération et travailler pour éviter des surprises. Ces deux points sont:
- Les droits de l'homme
- Les ressources naturelles du Sahara Occidental ( ou sahara marocain ).

Commentaires et point de vue sur ces deux points:
Le gouvernement marocain n'a d'autres choix que respecter les droits de l'homme dans le sahara et dans tout le sud marocain.
L'état marocain même si il a développé le sahara occidental, même si il a investit dans le sahara marocain, il lui reste beaucoup à faire. Il doit investir plus, il doit exploiter les ressources naturelles du sahara pour servir le bien être de la population saharaouie, il doit lutter contre le chômage des jeunes du sud marocain, il doit créer des nouvelles localités, il doit développer les localités existantes, ils doit créer des grands projets d'infrastructures pour le compte de la population indigène: des autoroutes, des universités, des grandes entreprises, des ports et aéroports modernes, des vols aériens entre les villes du sud et les villes du centre du pays à des prix défiants toute concurrences c'est à dire à des prix à la porté de tous les saharaouis. 

07/11/2010

La marche verte

Le texte intégral du discours du Roi du Maroc à l'occasion du 35ème anniversaire de la marche verte.
"Louange à Dieu,.

Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,.

Nous commémorons aujourd'hui le 35e anniversaire de la glorieuse Marche Verte, et Nous sommes fermement déterminé à imprimer une dynamique renouvelée à l'esprit qui y préside. Nous avons engagé à cette fin d'audacieuses initiatives participatives, qui sont autant de Marches durables vouées au développement, à la démocratie et à l'unité.

A cet égard, l'on citera en premier lieu, l'Initiative d'Autonomie, qui vient d'amorcer un tournant décisif, en allant au-delà de l'unanimité nationale et du soutien onusien et international dont elle est l'objet, pour susciter une large adhésion au cœur même des camps de Tindouf, où elle anime désormais la flamme des espérances.

Opérant une rupture avec les approches dont l'inapplicabilité a été confirmée par l'ONU, l'Initiative d'Autonomie, a, de fait, mis en route un processus de négociations onusiennes, positif et réaliste.

Autant la position de notre pays s'est distinguée par un souci de clarté, de dialogue et de réalisme, autant les adversaires de notre intégrité territoriale se sont obstinés à fuir leurs responsabilités et à manigancer pour contrarier la dynamique créatrice enclenchée par l'Initiative d'Autonomie.

Il appartient donc à la communauté internationale d'identifier clairement et sans ambages les responsables des entraves obstruant le processus de négociation. Ce sont, en l'occurrence, les adversaires du Maroc qui persistent dans l'immobilisme, l'intransigeance et la division, au lieu de favoriser la dynamique, le dialogue et la concorde.

Il est révolu le temps des dérobades où certains pouvaient se soustraire à leurs obligations. L'heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l'intimidation, de l'humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire.

Face à cette situation dramatique, Nos fidèles sujets à Tindouf, hommes et femmes, vieillards et enfants, ne cessent d'exprimer courageusement et avec de plus en plus de véhémence, leur opposition croissante à la répression et la tyrannie. Preuve en est que, malgré les contraintes du blocus étouffant qui leur est imposé, ils regagnent massivement leur patrie, le Maroc, se mettant spontanément en phase avec l'Initiative d'Autonomie et l'esprit du projet de régionalisation avancée.

Nous attirons l'attention de la communauté internationale et des organisations des droits de l'homme, pour affirmer qu'il n'est ni équitable, ni acceptable d'afficher tant d'indifférence et de complaisance face à la persistance d'une situation juridiquement saugrenue, humainement dramatique et politiquement inacceptable.

Nous les engageons à prendre leurs responsabilités en mettant un terme à la violation persistante des conventions internationales humanitaires par l'Algérie qui a créé une situation aberrante inédite, notamment en refusant d'autoriser le Haut Commissariat aux Réfugiés à assurer le recensement et la protection des populations des camps.

Nous affirmons, à cet égard, que Nous n'abandonnerons jamais Nos fidèles sujets dans les camps de Tindouf, ni où que ce soit ailleurs. Nous ne ménagerons aucun effort pour qu'ils puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d'expression, de mouvement et de retour à leur mère-patrie.

En exprimant Notre refus de voir les libertés dont jouit notre pays honteusement instrumentalisées pour porter atteinte à notre intégrité territoriale, Nous tenons également à affirmer que Nous ne laisserons quiconque entraver la marche démocratique en cours dans notre pays.

Cher peuple,.

Le Maroc, qui exerce sa souveraineté sur la totalité de son territoire, et assume clairement et sans la moindre ambiguïté ses responsabilités juridiques internationales, fustige le colportage d'allégations mensongères sur l'existence de zones prétendument "sous contrô le" à l'est du dispositif de défense, dont chacun connaît le caractère pacifique et les sages finalités qui y président.

Notre pays ne tolérera aucune violation, altération ou mise en doute de la marocanité de ces zones , pas plus qu'il n'admettra de menées provocatrices visant à imposer le fait accompli ou à modifier le statu quo.

Partant de son attachement à la légalité nationale et internationale, le Maroc poursuivra sa coopération sincère avec le Secrétaire Général des Nations Unies et son Envoyé personnel, en vue de trouver une solution politique définitive à ce différend régional artificiel, sur la base de l'Initiative d'Autonomie.

Cher peuple,.

Quels que soient les acquis politiques enregistrés par notre cause nationale, il est impératif et incontournable, si l'on veut accompagner les développements qu'elle connaît, emporter les batailles qu'elle induit, et relever les défis y afférents, de poursuivre la mise en œuvre des axes de la stratégie intégrée que Nous avons annoncée dans le précédent discours de la Marche Verte.

- Le premier de ces axes concerne la régionalisation avancée dont Nous avons lancé le chantier, et dont la mise en œuvre profitera aux Provinces du Sud à titre prioritaire, avec ce que cela implique comme élargissement de la gestion démocratique des affaires régionales et comme consolidation des droits de l'homme au moyen de mécanismes régionaux et locaux. De même que ces provinces figurent en tête des bénéficiaires de la politique de déconcentration.

- Le deuxième axe porte sur la restructuration du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes. A cet égard, Nous procéderons prochainement, avec l'aide de Dieu, à la promulgation d'un Dahir pour le nouveau Conseil, lequel sera mis en place sur la base des réformes substantielles suivantes:.

- Démocratisation de sa composition : en faisant en sorte que celle-ci procède exclusivement des instances, des Chioukhs et des personnalités ayant la qualité représentative, et en renforçant son ouverture sur les nouvelles élites, notamment parmi les organisations de la société civile locale, dont les associations des droits de l'Homme, des jeunes et des femmes, ainsi que les forces productives et les représentants des citoyens ayant rallié la patrie et des résidents à l'étranger.

- Adoption d'une nouvelle gouvernance de nature à garantir la rationalisation des structures et des modes de fonctionnement du conseil.

- Elargissement de ses compétences, de sorte qu'elles couvrent en particulier les missions de représentation et en matière de développement, ainsi que celles touchant à la mobilisation nationale et internationale et aux efforts de réconciliation entre l'ensemble des fils du Sahara marocain.

Concernant le troisième axe relatif à la restructuration de l'Agence pour la Promotion et le Développement économique et social des Provinces du sud du Royaume, Nous avons pris les deux décisions suivantes :.

- La première consiste à limiter le ressort territorial de l'Agence à la zone de Sakia-El-Hamra et Oued-Eddahab et à focaliser ses missions sur la réalisation de projets de développement humain et la mise en œuvre de programmes locaux, générateurs d'emplois pour les jeunes et propres à consolider la justice sociale et à faciliter les conditions d'accueil et d'appui à l'intégration des ralliés.

- La seconde décision porte, elle, sur la création d'une nouvelle agence à vocation similaire, dont la compétence territoriale couvre le reste des provinces qui sont actuellement du ressort de l'Agence pour la Promotion et le Développement économique et social des Provinces du sud du Royaume, ainsi que d'autres provinces de la région. L'entité ainsi créée aura pour mission de poursuivre le développement de cette zone, eu égard à la place toute particulière qu'elle occupe auprès de Notre Majesté.

A cet égard, Nous invitons le gouvernement à diligenter les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces deux décisions.

- Concernant les axes de cette stratégie induisant le devoir de maintenir la mobilisation populaire et d'appuyer les efforts assidus de la diplomatie officielle, Nous réaffirmons la nécessité de les étayer par des initiatives parallèles audacieuses que le Parlement, les partis politiques, les instances de défense des droits de l'Homme, les structures associatives et les médias devraient mener dans le cadre de la défense de notre cause.

Nous demeurons ainsi fidèle à la mémoire de l'artisan de la Marche Verte, Notre vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait Son âme, et au serment immuable y afférent.

Nous invoquons avec recueillement le souvenir des martyrs de l'intégrité territoriale et rendons hommage à ceux qui y veillent, en l'occurrence les forces armées et les autorités sécuritaires et territoriales. Nous prions le Très-Haut pour le succès de toutes les Marches que nous menons afin de sauvegarder l'unité de la nation et de préserver la dignité du citoyen.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh


12/10/2010

Le peuple du sahara oriental et le peuple du sahara occidental


L’Assemblée générale, 
Ayant examiné de manière approfondie la question du Sahara occidental,
Réaffirmant le droit inaliénable de tous les peuples à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, qui contient la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux,
Considérant que toutes les formules possibles d’autodétermination des territoires sont valables dès lors qu’elles correspondent aux vœux librement exprimés des peuples concernés et qu’elles sont conformes aux principes clairement définis dans ses résolutions 1514 (XV) et 1541 (XV), en date des 14 et 15 décembre 1960 respectivement, et d’autres résolutions qu’elle a adoptées,
Rappelant sa résolution 64/101 du 10 décembre 2009,
Rappelant également toutes ses résolutions et toutes celles du Conseil de sécurité concernant la question du Sahara occidental,
Rappelant en outre les résolutions du Conseil de sécurité 658 (1990) du 27 juin 1990, 690 (1991) du 29 avril 1991, 1359 (2001) du 29 juin 2001, 1429 (2002) du 30 juillet 2002, 1495 (2003) du 31 juillet 2003, 1541 (2004) du 29 avril 2004, 1570 (2004) du 28 octobre 2004, 1598 (2005) du 28 avril 2005, 1634 (2005) du 28 octobre 2005, 1675 (2006) du 28 avril 2006 et 1720 (2006) du 31 octobre 2006,
Soulignant l’adoption par le Conseil de sécurité de ses résolutions 1754 (2007) du 30 avril 2007, 1783 (2007) du 31 octobre 2007, 1813 (2008) du 30 avril 2008, 1871 (2009) du 30 avril 2009 et 1920 (2010) du 30 avril 2010,

Constatant avec satisfaction que les parties se sont rencontrées les 18 et 19 juin 2007 ainsi que les 10 et 11 août 2007, du 7 au 9 janvier 2008 et du 16 au 18 mars 2008, sous les auspices de l’Envoyé personnel du Secrétaire général et en présence des pays voisins et qu’elles sont convenues de poursuivre les négociations, 

Se déclarant satisfaite que l’Envoyé personnel du Secrétaire général ait organisé deux réunions informelles les 10 et 11 août 2009 à Dürnstein (Autriche), et les 9, 10 et 11 février 2010 dans le comté du Westchester, État de New York (États-Unis d’Amérique) en vue de préparer le cinquième cycle de négociations, 

Invitant toutes les parties et les États de la région à coopérer pleinement avec le Secrétaire général et son Envoyé personnel, et les uns avec les autres, 
Réaffirmant la responsabilité de l’Organisation des Nations Unies à l’égard du peuple du Sahara occidental,

Se félicitant à cet égard des efforts déployés par le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour trouver au différend une solution politique qui soit mutuellement acceptable et assure l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, 

Ayant examiné le chapitre pertinent du rapport du Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux , 

Ayant également examiné le rapport du Secrétaire général , 
1. Prend acte du rapport du Secrétaire général2;
2. Appuie le processus de négociation initié par la résolution 1754 (2007) et soutenu par les résolutions 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009) et 1920 (2010) du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, et loue les efforts déployés à cet égard par le Secrétaire général et son Envoyé personnel;
3. Se félicite de ce que les parties se soient engagées à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociation plus intensive, en prenant note des efforts consentis et des développements depuis 2006, assurant ainsi l’application des résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009) et 1920 (2010) du Conseil de sécurité et le succès des négociations;
4. Se félicite également des négociations qui ont eu lieu entre les parties les 18 et 19 juin 2007 ainsi que les 10 et 11 août 2007, du 7 au 9 janvier 2008 et du 16 au 18 mars 2008 en présence des pays voisins sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies;
5. Invite les parties à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge et à s’acquitter de leurs obligations au regard du droit international humanitaire;
6. Prie le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux de continuer à suivre la situation au Sahara occidental et de lui présenter un rapport sur la question à sa soixante-sixième session;
7. Invite le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-sixième session, un rapport sur l’application de la présente résolution. ( source: onu.org )

Il est impossible que le peuple du sahara occidental puisse avoir le droit à l'autonomie ou à l'autodétermination tant que une partie de ce peuple est séquestrée dans les camps de Tindouf et vit dans des conditions infernales découpée du monde extérieur.
Il est impossible que le peuple saharaoui du sahara occidental qui est lié historiquement et géographiquement à tous les peuples du sahara du sud marocain puisse avoir son droit à l'autonomie, à l'autodétermination ou à l'indépendence tant que cette partie séquestrée dans les camps de Tindouf par l'Algérie vit dans l'esclavagisme et le cannibalisme.

Pour avoir le droit à l'autonomie, à l'autodétermination ou à l'indépendence les séquestrés de Tindouf ont besoin d'abord d'être libre, de s'exprimer librement, d'être recenser, d'avoir un statut de réfugié selon le droit des réfugiés et d'être reconnus comme des prisonniers de l'Algérie et avoir le droit des prisonniers.


Quant à la position du Maroc concernant son sahara occidental, elle est claire comme une goutte d'eau limpide non soumis à aucune condition extérieur.
Selon le Maroc tous les peuples saharouis de la région nord africaine ont subi le même sort coloniale, ils étaient tous colonisés et ont été libéré notamment grâce à la résolution de l'ONU cité ci-dessus sur le droit à l'autodétermination et à l'indépendence des peuples.
Ainsi il est quasiment inadmissible de dissocier un peuple unis par la même histoire, la même langue, la même religion et même traditions et plus encore unis par la même famille.


Si l'ONU veut appliquer ce principe, qu'elle l'applique à tous les états de la région et spécifiquement à l'état Algérien.
Le peuple Saharaoui Algérien aura ainsi le même droit à l'autodétermination, à l'autonomie et à l'indépendence comme toute autre peuple saharaoui ou non.


Voici un texte officiel expliquant la position du Maroc concernant son intégrité territoriale:
Le Maroc appelle l'Algérie à s'"impliquer positivement dans les négociations" sur le Sahara
New York (Nations Unies)- Le Maroc a appelé, lundi, l'Algérie à "assumer pleinement ses responsabilités légales et conventionnelles" et à "s'impliquer positivement dans les négociations" sur le Sahara marocain.
Le Maroc, fort de son consensus national, est résolu à s'engager dans le processus de négociations, et émet le souhait de voir les autres parties faire de même dans "l'intérêt de la paix, de la stabilité, de la concorde dans la région maghrébine et de l'unité du Continent africain", a déclaré devant la 4ème commission des Nations unies l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, M. Mohamed Loulichki.
+LE PRINCIPE DE L'AUTODETERMINATION N'A JAMAIS ETE UN INSTRUMENT D'ECLATEMENT+
Le diplomate a ajouté que le principe de l'autodétermination "n'a jamais été, ni dans sa conception ni dans sa mise en œuvre, un instrument d'éclatement de l'unité et de l'intégrité territoriale des Etats, ni un prétexte pour priver des Etats de parties intégrantes de leur territoire dont la contiguïté, la communauté de langue, de religion, de tradition et de culture attestent de leur appartenance à une même Nation, comme c'est le cas pour le Sahara Marocain".
Ce sont ces "mêmes paramètres qui ont permis notamment à l'ensemble des Etats d'Afrique du Nord, y compris l'Algérie, de préserver la partie saharienne de leur territoire national, a-t-il rappelé.
A cet égard, il a cité la résolution de 1960 qui plaide en faveur de l'unité nationale et l'intégrité territoriale des pays.
L'énoncé, par la résolution 1541 et plus tard par la résolution 2625, de ces modalités révèle l'importance accordée à l'expression libre et démocratique des populations concernées quelle que soit la technique utilisée, a-t-il par ailleurs fait valoir.
C'est pour cela, a-t-il dit, que le Maroc a tenu à inclure dans son initiative d'autonomie la consultation des populations du Sahara pour sceller le résultat des négociations.
En soumettant en 2007 au Conseil de Sécurité son initiative d'autonomie, le Maroc, a-t-il affirmé, a veillé à lui conférer une légitimité nationale et une reconnaissance internationale.
Et c'est en toute logique, que le Conseil de Sécurité a, depuis lors, qualifié cette initiative de crédible et loué les efforts investis par le Maroc dans sa préparation, a-t-il souligné, rappelant que cette initiative a déclenché un processus de négociation sur lequel la Communauté Internationale continue de fonder de grands espoirs et dans lequel le Maroc s'est engagé de bonne foi et avec la ferme volonté de le faire réussir.
+MANOEUVRES ALGERIENNES ET POLISARIENNES POUR DETOURNER L'ATTENTION+
Evoquant le rô le passif de l'Algérie dans le processus de négociation, l'ambassadeur a déploré que "face à cette initiative, l'Algérie et le Polisario ont persisté dans leur immobilisme et leur velléité de ressusciter des approches dont l'inapplicabilité et la non viabilité ont été amplement démontrées par les Nations unies".
"Leur stratégie, depuis la présentation de l'initiative du Maroc, a consisté à tout faire pour détourner l'attention de la Communauté Internationale et les efforts des Nations unies, de l'objectif stratégique, celui de la recherche d'une solution politique, réaliste et définitive", a-t-il regretté.
"Tant d'allégations ont été construites de toutes pièces comme un écran de fumée destiné à masquer les véritables intentions de leurs instigateurs", a relevé le diplomate, rappelant "les vastes réformes dans le domaine des droits de l'homme entrepris, sous la conduite de SM le Roi, pour le renforcement de l'Etat de droit et la promotion des droits de la personne au Maroc". 
Le rejet par "l'Algérie et par le polisario de l'Initiative d'autonomie avant même sa discussion démontre à contrario son attrait et son exemplarité en tant que mode de gestion démocratique régionale et de bonne gouvernance territoriale", a poursuivi le diplomate, faisant observer qu'il n'était donc pas surprenant que la simple expression de l'intention de M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud de faire campagne dans les camps de Tindouf en faveur de ce projet ait été perçue comme une menace par le polisario qui s'est empressé de l'enlever.

A cet égard, il a relevé que l'annonce de la libération de M. Salma n'absout pas l'Algérie de sa responsabilité de le protéger, de lui permettre de rejoindre les siens et d'assurer sa liberté d'expression et de circulation.
+NUL DIFFEREND NE PEUT PERDURER SANS INTERPELLER LES CONSCIENCES+
Après avoir rappelé l'état de blocage imposé par l'Algérie à toute la région du Maghreb, M. Loulichki a estimé que "nul différend régional, en particulier, lorsque son coût humain se traduit par la détresse et l'isolement de populations retenues dans des camps de fortune ne peut perdurer pendant des décennies sans interpeller légitimement les consciences ".
De même, a-t-il ajouté "nul différend régional ne peut, en toute logique, trouver d'issue définitive lorsque les frontières de deux Etats voisins, le Maroc et l'Algérie, sont fermées".
Revenant sur la déclaration faite devant l'Assemblée générale de l'ONU par le ministre algérien des Affaires étrangères, qui a affirmé que "conformément à ses responsabilités et ses devoirs, l'Algérie est disposée à apporter son plein soutien aux efforts de l'ONU visant à résoudre ce conflit", M. Loulichki a formé le vœu que "le gouvernement algérien joindra l'acte à la parole en assumant effectivement et pleinement ses devoirs et responsabilités tant sur le plan politique qu'humanitaire".
+POUR UN MAGHREB UNI ET SOLIDAIRE+
"Le Maghreb a besoin du Maroc, tout comme de l'Algérie. Le Maghreb uni que nous appelons de nos vœux est celui du respect de l'intégrité territoriale des uns et des autres, celui de la réconciliation et de l'engagement sincère pour construire un ensemble maghrébin fort économiquement et solidaire politiquement", a-t-il affirmé, précisant que le Royaume a fait le choix stratégique de la négociation pour réaliser ce devenir commun.
Cette approche "nécessite une flexibilité de part et d'autre et une volonté politique réelle de parvenir à un compromis. C'est là le vœu de la Communauté internationale et c'est en réponse à son appel que le Maroc a présenté en 2007 une Initiative d'Autonomie inclusive, transparente, démocratique et respectueuse des standards internationaux en la matière", a-t-il rappelé.
Et de conclure que le Maroc, qui a toujours apporté son soutien au Secrétaire général de l'ONU et à son Envoyé Personnel, "fonde de grands espoirs dans ce processus de négociations. Toutefois, les efforts des Nations unies resteront vains sans l'implication sérieuse, sincère et directe de l'Algérie dans ce processus". 
( source: MAP )